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 Vivre ; ça doit être une sacrèment belle aventure.

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◮ Ici depuis le : 22/08/2015
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MessageSujet: Vivre ; ça doit être une sacrèment belle aventure.   Sam 22 Aoû - 4:04


Eglantine de Lavallières
❝No day shall erase you from the memory of time❞



Nom(s) et prénom(s) → Eglantine ; quel prénom ! Tellement... Vilain. Je ne l'ai jamais aimé. de Lavallières pour le patronyme ; ce que j'aimerais pouvoir avoir un autre nom et une autre famille. Date et lieu de naissance → Le di décembre 1989 à Paris, en France. Âge → Vingt-cinq ans. Nationalité et origines → Française à 100% Statut civil → Fiancée ; un mariage arrangé m'attend. Occupation(s) → Aucune. J'ai eu mon baccalauréat ; à distance et n'ai jamais eu la chance de pouvoir accéder aux études supérieures. Situation financière → Riche héritière. Traits de caractère → Timide - Réservée - Rêveuse - Brillante - Dépressive - Peu sûre de moi Groupe → Fly away from here Superhéros → Antigone.

✿ Boston Calling
✖ Je viens d'une famille de la noblesse française.
Je souffre d'une ostéogenèse imparfaite de type 3 ; la forme la plus sévère. La maladie est plus communément connue sous le nom de "maladie des os de verre". Du fait de ma maladie, je mesure 1m50, tout juste.
✖ Ma mère me couve énormément depuis la naissance : je n'ai jamais fréquenté un établissement scolaire et j'ai suivi des cours à domicile. Je n'ai jamais eu le droit de s'amuser avec d'autres enfants. En gros, je passe mes journées enfermée et assistée H24.
Je porte un corset pour éviter de me blesser si jamais je me cogne.
✖Je suis retenue captive depuis juillet 2015 ; date de mon enlèvement.
⊱ Ce que j'aime lire :
Tristan et Iseult - Antigone, Anouilh - Guerre et Paix, Tolstoï - Premier amour, Tourgueniev - Les mots, Sarte - La petite Fadette, Sand - L'assommoir, Zola.
Bref, des grands classiques !
⊱ Ma couleur préférée
Le lilas.
⊱ Ce que j'écoute
Beethoven - Goldman - The Beatles - Vivaldi - Tchaikovsky - Coldplay - Mozart
⊱ Ce que j'aime faire
Lire, je lis énormément et de tout même si j'ai une nette préférence pour la littérature russe et française. Peindre, avec une prédilection pour l'aquarelle que je trouve si jolie et légère. Nager. Le seul sport qu'on m'autorise : la natation. Mais attention, seulement dans la piscine familiale, je n'ai jamais approché la mer. Apprendre. J'aime m'instruire, surtout les langues. Je parle plusieurs langues couramment dont l'anglais, l'italien, le russe et l'espagnol.

✿ Behind the curtain
Pseudo/prénom → Ta soeur. Âge → Ta mère. Fréquence de connexion → Ta tante.Scénario ou personnage inventé ? → Ta grand-mère. DC/MC → Ta fille. Le mot de la fin → Ta cousine.

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MessageSujet: Re: Vivre ; ça doit être une sacrèment belle aventure.   Sam 22 Aoû - 4:10


Did you say marmalade ?




Décembre 1995

Elle est jolie, la neige qui tombe du ciel depuis plusieurs jours déjà. Assise derrière la fenêtre du salon bleu, le nez levé vers les nuages gris, j’observe les gros flocons qui s’en échappent et volètent dans le vent pour venir rejoindre l’épais manteau blanc qui s’accumule sur la pelouse du vaste domaine familial. Je me retourne vers ma mère qui est installée sur le divan, un livre dans les mains.

« Oh maman, s’il vous plaît, laissez-moi sortir dans la neige ! » Je demande à ma mère, pleine d’espoir.

Mère lève ses yeux pour les poser sur moi ; je retiens mon souffle en attendant le verdict qui ne tarde pas à tomber : c’est non. Je baisse la tête, extrêmement déçue avant de repartir à l’attaque.

« S’il vous plaît ! Je serai très très prudente et ne tomberai pas. Juste cinq minutes, pas une de plus maman ! 
-Eglantine, je t’ai déjà dit non. Imagine qu’il y ait un obstacle caché par la neige et que tu tombes ? Tu pourrais te faire très mal. C’est pour ton bien.
-Oui maman… »

Je me mords l’intérieur des joues, retenant les larmes qui commencent à s’agglutiner derrière mes cils et reporte mon attention sur le ballet hypnotisant des flocons. Je porte une de mes mains à ma tresse brune que j’entortille un peu nerveusement. Dans la vaste cour, une berline noire vient de s’arrêter et je peux voir Blanchefleur descendre du véhicule, son cartable à la main. Cette dernière lève la tête pour regarder vers la fenêtre pour me faire un petit coucou de la main auquel je réponds avec un triste sourire. Il est seize heures et ma cousine, âge de dix jours de moins que moi, reviens de l’école. Comme je l’envie. Ce que j’aimerais, moi aussi, pouvoir porter un cartable sur mon dos, monter dans cette voiture et aller à l’école. Je rêve de sentir l’odeur de la craie, d’être assise sur un banc inconfortable, entourée d’enfants de mon âge.

« Maman, puis-je aller prendre mon goûter avec Blanchefleur je vous prie ? »

Maman relève son regard, tire sur un petit cordon près de la vaste cheminée et très vite, une domestique apparaît ; c’est elle qui me conduira dans la petite salle à manger où nous avons l’habitude de prendre notre goûter, Blanchefleur et moi. Je suis la bonne, contourne les objets rembourrés qui jalonnent la pièce et quitte le salon bleu. La domestique me suit de près, notamment lorsque je descends les escaliers ; si je venais à tomber, elle serait renvoyée. On m’ouvre les portes, et dans la salle à manger, Blanche est déjà assise à la table, elle m’attend. Je m’empresse d’aller jusqu’à elle, de m’asseoir sur le fauteuil qui m’est réservé.

« Blanche ! Maman ne veut pas que je sorte dans la neige. Je geins en attrapant le morceau d’une pomme qu’on a coupé pour moi vu que je n’ai pas le droit de mordre dedans. J’aimerais bien sortir toucher la neige un peu.
-C’est trop nul. Elle est pas bien, ta maladie quand même. Et elle a un nom difficile ! Ostégo… Ostogéo…
-Ostéogenèse imparfaite. Je la corrige après avoir bu mon verre de lait. C’est vrai qu’elle est nulle… En plus, mon corset me gêne.
-On devrait le décorer ! On pourrait prendre ma peinture de l’école et peindre dessus pour le rendre joli ! S’exclame alors Blanche, toute excitée.
-Oh, bonne idée ! »

Aussitôt, ma cousine se lève pour m’aider à retirer mon pull et mon sous-pull afin de dévoiler le vilaine concert rigide et gris. Elle grimace, tapote dessus en faisant « toc toc toc, qui est là ? » avant de sortir sa boite de peinture et ses petits pinceaux. Comme nous n’avons pas d’eau, Blanche utilise son verre de lait pour mouiller le pinceau. Ma cousine tire un peu la langue, concentrée, elle peint soigneusement sur mon corset. Je louche pour essayer de voir, mais je me dis qu’il sera plus aisé d’utiliser un miroir une fois qu’elle aura terminé. Je trépigne d’impatience, j’ai tellement hâte de voir le résultat et ne pense absolument pas à la colère que piquera maman lorsqu’elle verra ça.

Et j’ai eu tort d’oublier cela… Une fois le soir venu et dans la salle de bain, ma mère m’aide à me déshabiller pour pouvoir prendre mon bain. Lorsqu’elle voit le corset tout peinturluré, son visage change de couleur, passant du blanc au rouge en quelques secondes.

« Je suis sûre que c’est encore une idée de Blanchefleur !! Cette enfant est insupportable !! Elle a une mauvaise influence sur toi, Eglantine !!!! Regarde ton corset, il est dans un état pitoyable ! Tu ne prendras plus ton goûter avec elle !!
-Non maman ! C’était mon idée, Blanche n’y est pour rien maman ! Laissez-moi rester avec elle ! S’il vous plaît !
-Il en est hors de question ! » Hurle maman.

J’hurle aussi, je pleure, me débats, et ma mère, pour me calmer, attrape mon poignet droit et le serre. Pas trop fort. Mais assez pour me faire hurler de douleur et déformer légèrement mon poignet qui me lance horriblement. Les larmes dégoulinent sur mon visage, ma mère se rend compte de sa bêtise et me relâche avant de me prendre dans ses bras.

« Eglantine, ne pleure pas, excuse-moi, je ne voulais pas te faire mal. »

J’ignore ce qui me fait le plus mal : mon poignet maintenant cassé ou le fait de savoir que je verrai encore moins ma seule compagne de jeu…

Juillet 1999

On gratte à ma porte, doucement. Je repose le livre que j’étais en train de lire pour me lever de mon fauteuil et aller ouvrir la porte. Derrière se trouve Blanche qui, avant d’entrer, regarde autour d’elle pour vérifier que personne ne peut la voir. Vite vite, elle s’engouffre dans ma chambre puis court jusque sur mon lit sur lequel elle saute. Je la regarde faire, envieuse mais ne l’imite pas, je me contente de m’asseoir de nouveau sur mon fauteuil. Les cheveux blonds de ma cousine sont tirés dans un strict chignon et elle porte encore son cache-coeur de danse.

« T’as vu comme il fait beau aujourd’hui ?? On devrait sortir, personne ne le remarquera ! Ta mère et la mienne sont occupées. » Propose Blanchefleur en reprenant son souffle sur le matelas

Je secoue de la tête, non, c’est une mauvaise idée. Maman le saura et nous punira. Pire encore, elle pourrait nous séparer définitivement en déménageant pour partir rejoindre papa qui habite dans Paris…

« Rooooh, allez Eglantine ! Tu n’as pas envie de ramasser quelques fleurs ? Manger les framboises du potager ??
-… Si… Bon d’accord mais pas longtemps alors ! »

Ma cousine trépigne, saute du lit et m’attend le temps que j’enfile mes chaussures pour ensuite la suivre dans les couloirs et les escaliers. Par précaution, nous prenons l’escalier des domestiques et sortons par une petite porte dérobée. On y est. On est dehors. Je lève mon visage vers le ciel pour profiter des rayons du soleil qui viennent caresser ma peau. J’inspire profondément l’air qui embaume le parfum délicat et subtil des roses. Le bonheur. C’est un véritable bonheur d’être à l’extérieur et non pas dans une maison où tous les objets ont été rembourrés pour éviter que je ne me brise un os en me cognant. Doucement, Blanche attrape ma main et m’entraine jusqu’aux framboisiers sur lesquels nos dévorons avidement les fruits rouges. Je vois le bras de Blanche se tendre vers un arbre.

« On devrait l’escalader.
-Mais… Je vais tomber… Je dis, tremblante.
-Bien sûr que non ! Je suis là pour t’aider. Allez viens ! »

Je me laisse entraîner par l’air enjoué de ma cousine, elle est bien plus maligne et intelligente que moi, elle sait ce qu’elle fait. Néanmoins, lorsque je me retrouve face aux branches, j’ai peur. Peur de ne pas y arriver, peur de tomber, d’avoir mal mais le rire de Blanche me fait oublier mes craintes et je la suis. C’est presque naturel, d’escalader ces branches. Comme si, malgré ma maladie, mon corps sait quoi faire parce que tous les enfants savent grimper dans un arbre. Assises sur notre branche, je regarde le sol, quelques mètres plus bas. J’ai l’impression d’être en haut de la plus grande montagne du monde. Pourtant, nous ne devons pas dépasser les 2m50 mais tout semble toujours plus grand lorsqu’on est enfant. Au bout de plusieurs longues minutes, nous décidons qu’il est temps de redescendre. Tout se passe sans embuches, personne n’aura remarqué notre absence. Hélas…

Blanche s’élance déjà vers la porte, je veux faire comme elle, courir aussi vite que possible mais ne vois pas la petite racine qui dépasse sur sol. Mon pied se prend dedans, je tombe lourdement sur le gazon. Une violente douleur irradie tout mon bassin et mon bras gauche ; je ne peux m’empêcher de pousser un cri de douleur et de me mettre à pleurer. Ma cousine a stoppé sa course, elle me regarde, une main sur la bouche…. Et ma mère sort de la maison.

« Oh mon Dieu ! Eglantine ! Appelez une ambulance, vite ! » Hurle ma mère au majordome derrière elle.

Maman ne s’approche pas de moi, elle s’arrête d’abord face à ma cousine qu’elle gifle violemment.

« Encore de ta faute ! TU AURAIS PU LA TUER, TE RENDS-TU COMPTE ??!! Tu es pire que tout. »

Je peux les voir, les larmes dans les yeux de Blanche qui tient sa joue rougie. J’entends, en fond, les sirènes de l’ambulance qui ne tarde pas à arriver et à m’emporter.

Mars 2015


Installée sur le bord de mont lit ; je fixe le fauteuil roulant avec désespoir. Il est arrivé hier dans la maison, la nouvelle idée de mère pour m’éviter de tomber et me faire mal : me déplacer en fauteuil. N’est-ce pas la solution idéale ? Je n’ai plus à prendre de risque, je ne crains plus de trébucher sur quelque chose et tomber puis me faire mal. Sauf que moi, ce fauteuil, je n’ai pas du tout envie de l’utiliser alors que je suis capable de marcher, de me déplacer sans… Je ne suis pas handicapée, tout de même. La porte de ma chambre s’ouvre après que l’on ait légèrement frappé : ma mère. Rapidement, la voilà qui s’approche de moi en récupérant mon peignoir. Comme à son habitude, elle m’aide à retirer ma chemise de nuit pour me mettre le peignoir. Oui, à 25 ans, ma mère m’habille et me déshabille… Et encore, il y a deux, elle voulait toujours m’aider pour me doucher. Je me retiens de pousser un profond soupir tandis que maman récupère des vêtements dans mon armoire ainsi que mon corset.

« Je ne veux pas utiliser ce fauteuil, maman. C’est idiot, je peux marcher.
-Eglantine, je t’ai déjà expliqué que c’est pour ta sécurité. Quand nous sortons, il est plus facile que tu sois dans un fauteuil, c’est pour ton bien.
-Tu parles. » Je marmonne entre mes dents serrés.

Ma mère me suit de près jusque dans la salle de bain où mon bain est déjà prêt… J’ai l’impression d’avoir encore six ans. Il y a même, dans le fond de la baignoire, une tapis anti-dérapant, ainsi que des barres pour que je puisse me tenir lorsque je me lève et sors. Ma mère me laisse enfin tranquille et je dépose mon Iphone sur son dock afin d’écouter de la musique tandis que je me plonge dans l’eau chaude. Je ramène mes jambes contre ma poitrine, les entoure de mes bras et dépose mon menton sur l’un de mes genoux. Je fixe le carrelage gris cendré de la salle de bain ; triste comme un jour sans pain. Dans la maison, règne une agitation constante depuis quelques semaines, et pour cause, nous déménageons aux Etats-Unis. Mon père ouvre un nouveau siège de son entreprise à Boston alors nous le suivons. Ca m’est un peu égal, être enfermée en France ou aux Etats-Unis ne changera rien à ma vie de tous les jours. Une vie morose et maussade, sans intérêt. J’ai une pensé pour ma cousine, Blanchefleur, que je n’ai plus revue depuis l’incident lorsque nous avions dix ans… J’ai appris qu’elle s’était enfuie lors de son mariage qu’on lui avait imposé… Comme elle a bien fait. Moi aussi, j’aimerais m’enfuir comme elle. Loin de ma mère, loin de cet environnement molletonné qui m’entoure depuis ma naissance. Je passe une main sur ma joue pour effacer une larme avant de m’immerger entièrement dans la baignoire. Des jours, je me dis qu’il aurait été préférable que je ne vienne jamais au monde.


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Keir Sayanel
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MessageSujet: Re: Vivre ; ça doit être une sacrèment belle aventure.   Sam 22 Aoû - 10:32

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